La genèse de l’AVEP ou « Pourquoi j’ai adhéré à l’AVEP ? » par Gilbert, membre fondateur

Article publié le 6 avril 2016 par rubrique Genèse et 2490 visites depuis le 01/01/2015

 

Le véhicule électrique je suis tombé  dedans quand j’étais adolescent en 1969 ! A l’époque la NASA pensait, à tort, que la pile à combustible développée pour le programme Apollo allait équiper toutes les automobiles.

C’est même cette passion naissante qui a orienté  mes études supérieures vers l’électrochimie. Mais pendant vingt ans le VE pour moi c’était surtout des calculs, la lecture de la presse et de la veille technologique. Pourtant à la fin du millénaire je suis passé à une phase active. J’ai importé des batteries performantes de Russie ce qui m’a permis d’entrer chez les constructeurs, et puis en 1994 j’ai acquis mon premier VE, une RK-200. Il suffit de rouler un tout petit peu en VE pour comprendre immédiatement bien des choses.

Au moment où je me disais que je n’arriverai pas tout seul à faire aller mes compatriotes vers le VE, j’ai rencontré Jean, qui habite Romainville, lors d’une expo sur le VE à Montreuil-sous-Bois. C’est lui qui m’a fait connaître Jean-Michel, qui est du 19° et qui connaissait déjà quelques autres passionnés du VE. JMH nous a proposé de nous réunir mensuellement pour échanger nos vues sur les VE du passé, du présent et du futur. Lors de ces nombreuses réunions informelles, j’ai découvert que l’on pouvait venir au VE de bien des horizons*, que quelques-uns étaient déjà sérieusement passés à l’utilisation et certains même à la production de VE. Tout cela m’a ragaillardi et montré que l’objectif était à portée de main. Là-dessus les grands et les petits constructeurs automobile ont mis la main à la pâte et il en est sorti la « première » génération de VE au nickel-cadmium (en fait c’était bien la quatrième ou la cinquième en comptant à partir de 1894 et de Jeantaud, mais soit).

Et puis les ventes des Domaines ont érigé un obstacle à la vente des VE : il fallait avoir une raison sociale. Que ne ferait-on pas pour sauver les VE d’une casse ignominieuse (attendu que le VE est pratiquement éternel) ? Nous décidâmes de franchir le pas et de nous associer légalement en AVEP Association du véhicule électrique parisien, et cela a marché nous avons pu récupérer quelques VE, notamment des Volta. Las les riches Norvégiens ont tellement aidé le VE dans leur pays que depuis cette époque leurs acheteurs raflaient tout ce qui passait et pratiquement tous les VE d’occasion partaient en Norvège !

Après quelques années de flottement, les grands constructeurs ont relancé le mouvement et nous arrivons à la période actuelle avec une offre très élargie et des ventes à des acheteurs « normaux » qui trouvent « normal » d’acheter un VE. Il y a moins de passion, mais au début seulement car après quelques mois d’utilisation tout conducteur de VE devient prosélyte. C’est notre force !

*utilisateurs de VE, notamment de deux roues, véhicules anciens, histoire de l’automobile, modélisme, course automobile, mécanique, maintenance, électrochimie (piles et accumulateurs), électrotechnique, électronique de puissance, contrôle-commande, superviseurs de batteries, énergétique, analyse des cycles de vie, physique, urbanisme, écologie, programmes européens, formation